Service cardiologie

CHU Henri Mondor - Créteil

L'Echographie de stress

Pourquoi vous propose-t-on une échographie de stress ?

L'échographie de stress est un examen utilisé pour étudier la contraction du ventricule gauche, les valves cardiaques soit au cours d'un effort, soit sous perfusion d'un médicament visant à reproduire les conditions de l'effort. La machine utilisée pour visualiser votre coeur est un appareil d'échographie. L'objectif est de vérifier l'adaptation de la contraction cardiaque et des valves au cours de l'effort.

Réalisation de l'échographie de stress

La préparation

Vous pouvez manger et boire normalement ; les médicaments qui sont autorisés avant la réalisation de l'examen vous seront précisés par votre médecin traitant. Le point important porte sur la prise des médicaments prescrits habituellement- pour prévenir la survenue de douleur d'angines de poitrine.

Le traitement bêta-bloquant, qui ralentit la fréquence cardiaque est arrêté au moins 24 heures avant l'examen lorsqu'il s'agit d'une échographie de stress utilisant de la dobutamine en perfusion.

Aucun sédatif n'est nécessaire. Vous serez éveillé pendant l'examen afin de préciser la survenue éventuelle d'une sensation inhabituelle ou reproduite(palpitations, douleur d'angine de poitrine, essoufflement).

Le lieu de l'examen

Dans le laboratoire d'échocardiographie situé au 8ème étage. L'accés se fait soit par les ascenseurs jaunes ou bleu.

La durée de l'examen

L'examen dure 20 à 25 minutes en moyenne. Cependant, la réalisation préalable d'une échographie transthoracique ou lorqu'il est nécessaire la mise en place de la perfusion allongent la durée de l'examen qui est, en règle générale, d'une heure.

Les modalités de l'examen

A votre arrivée,

quelques questions vous seront posées concernant votre identité, vos symptômes récents, les antécédents cardiovasculaires. La survenue récente d'une douleur dans la poitrine ou d'une arythmie cardiaque doit être signalée.

Après mise en place de la perfusion,

des électrodes seront placées sur votre thorax et sur vos bras afin de surveiller de façon continue votre rythme cardiaque grâce à un électrocardiogramme. Votre position habituelle, lors de l'examen, est couchée sur le côté gauche, que vous choisirez la plus confortable possible. Il est normal que pendant l'examen vous ressentiez des palpitations qui correspondent à l'accélération du rythme cardiaque induit par l'effort physique ou la perfusion du médicament. Il est également possible que vous ressentiez une sensation de souffle court, qu'il faudra alors signaler au médecin ou à l'infirmière. La survenue d'un autre symptôme, quel qu'il soit, en particulier une douleur d'angine de poitrine qui vous rappelle celle pour laquelle vous avez été adressé, doit immédiatement être signalée afin qu'un traitement spécifique vous soit administré.
A la fin de l'examen,vous devez garder la position de l'examen pendant quelques minutes, afin que le médecin puisse surveiller l'électrocardiogramme et la fonction du muscle cardiaque, après l'arrêt de la perfusion du médicament. Il est fréquent qu'un médicament « antidote » doit être injecté à la fin de l'examen, afin de restaurer au plus vite un rythme cardiaque normal.

Après l'examen,

Aucun symptôme ne soit être présent à la fin de la perfusion. Dans le cas d' une arythmie cardiaque (palpitations) ou une douleur d'angine de poitrine serait survenue pendant l'examen, un traitement spécifique vous aura été administré faisant disparaître le symptômes en quelques secondes ou minutes. La perfusion est rapidement ôtée, et vous pouvez rejoindre votre domicile ou votre lit d'hospitalisation, après qu'un électrocardiogramme aura été enregistré afin de vérifier le retour au tracé de base. Cet examen est important pour la prise en charge de votre maladie. N'hésitez pas lors de votre arrivée au laboratoire à demander des informations complémentaires, soit à l'infirmière qui vous accueillera, spécialisée pour ce type d'examen, soit au médecin qui réalisera l'examen.

L'échographie de stress comporte-t-elle des risques ?

Des incidents bénins peuvent survenir, tels que des palpitations ou douleur thoracique cessant rapidement par arrêt de l'examen ou injection de médicament. Des incidents plus sérieux surviennent rarement : dans environ 0,5 % des cas lors d'échographie d'effort ; dans 1 à 5 % des cas lors de perfusion de médicament pour stimuler l'effort ; il s'agit surtout de problèmes de douleurs prolongées dans la poitrine ou de troubles du rythme cardiaque nécessitant rarement une intervention urgente (ce qui explique la présence du matériel de réanimation).

Quels bénéfices peut-on attendre de l'échographie de stress ?

Cet examen, qui reproduit les conditions de survenue d'une douleur d'angine de poitrine, permet de localiser de façon précise le territoire du muscle cardiaque insuffisamment irrigué. Il permet aussi de mettre en évidence un territoire du muscle ne fonctionnant pas normalement à l'état de repos, mais qui pourrait s'améliorer grâce à une intervention thérapeutique spécifique. Ce territoire présente de fait une « réserve» qui permet de prédire la normalisation de la fonction du muscle cardiaque, après que l'artère qui l'irrigue aura bénéficié d'un traitement spécifique (médicament, dilatation par ballonnet, pontage).

 

Mise à jour le Mardi, 17 Février 2009.